Introduction

Dialogue entre le panel et les participants sur la meilleure utilisation des connaissances émergentes et sur l’élaboration des futures activités de développement des connaissances

Grâce aux commentaires sur la façon dont on a adapté les projets et d’autres expériences de la phase 1 de la FIP-PSM en fonction de l’évolution du contexte pandémique, le panel s’est penché sur l’histoire de la mobilisation des connaissances. Qu’entendons-nous par « données probantes de haute qualité »? Comment pouvons-nous mobiliser les connaissances de manière équitable tout en contribuant à la décolonisation? Lors de cette séance, les quatre intervenants ont apporté des expériences riches et variées alliant connaissances et actions.

Messages clés

  • La mobilisation des connaissances est un état d’esprit, un processus, une façon de travailler, un objectif et un résultat. Il faut l’intégrer à toutes les facettes de la recherche, de l’élaboration des politiques et de la pratique.
  • Il y a lieu de transformer nos systèmes de connaissances. Pour ce faire, il faut prioritairement élargir la conception de « données probantes de qualité » et privilégier les relations et l’engagement en vue de mobiliser les connaissances.
  • La mobilisation équitable des connaissances nécessite un examen et une transformation des systèmes coloniaux.
  • Il faut créer les conditions propices à l’apprentissage et à la mobilisation des connaissances qui permettent une action efficace, par exemple un temps suffisant, des relations diversifiées, des politiques qui préservent les progrès, l’humilité, une posture de « non-savoir », l’acceptation d’un certain niveau d’inconfort et la générosité.
  • Il est nécessaire d’avoir des connaissances nouvelles et variées; celles existantes peuvent aussi être mieux utilisées.

Intervenants

    • Barb Riley (présidente de la séance), directrice scientifique, Carrefour DEC pour la promotion de la santé mentale
    • Christine Chambers, professeure, Université Dalhousie, et directrice scientifique, Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents, Instituts de recherche en santé du Canada (IDSEA – IRSC)
    • Stephanie Priest, directrice générale, Division de la santé mentale et du bien-être, Centre pour la promotion de la santé, Agence de la santé publique du Canada
    • Valerie Salt, principale associée de recherche et de politique, PolicyWise for Children & Families
    • Louis Sorin, président et chef de la direction, End Homelessness Winnipeg (retraité)

Dans leurs mots

Nous vivons une période de changement. Que faisons-nous pour nous aider mutuellement à nous décloisonner et à travailler de concert pour réellement soutenir la promotion de la santé, physique et mentale, et la mobilisation des connaissances? – Christine Chambers

…ressentir un malaise peut être une bonne chose, un bon point de départ. Il ne faut pas avoir peur de se sentir comme ça face au changement. – Stephanie Priest

[La mobilisation des connaissances est] un processus et une approche globales. Ce n’est en aucun cas un produit fini. C’est un dialogue continu, quelque chose qui doit être imbriqué dans tous les aspects du travail, de la conception à la finition. Il faut passer d’une approche fondée sur les résultats à une approche fondée sur le processus. Valerie Salt

Je crois que la connaissance n’est rien si on ne la chérit pas, si on ne lui confère pas un caractère sacré dans notre esprit, notre cœur et nos actions… La mobilisation de la connaissance, selon ma pensée, mon expérience et mes enseignements, est l’établissement de relations qui sont sacrées parce que la connaissance vit dans les personnes qui vivent les expériences. – Louis Sorin

Ressources

Le 18 février 2022